20.05.2011
Dans les auteurs de la RAL,M, je retiens (aussi)...
...Guillaume Decourt
Non pas parce qu'il a passé son adolescence à Mayotte, dit la courte note biographique, courte parce qu'il n'a que 25 ans mais a pourtant déjà tellement vécu d'expériences que certains n'auront même jamais en rêves.
Tous ces pédants qui nous enferment dans leur poésie de fin de siècle - je parle du 20ème - et qui n'ont rien a nous apprendre de plus que ce que nous avons déjà lu. Ils sont beaux les beatniks qui se soulent et nous soulent de poésie à la William Burroughs ou Ginsberg. Oui, je les ai admirés aussi, mais à quoi bon? Les années 1950/60 commencent à se faire vieilles et il est grand temps de réinventer la littérature et ses thèmes, la façon d'écrire aussi peut-être (et d'éditer). Ces morts auraient presque cent ans aujourd'hui...
Se cacher derrière les grands auteurs ne sert à rien et ce jeune auteur dont je viens de lire les poèmes publiés sur le site du Chasseur abstrait m'ont fait l'effet de ce que j'attends le plus souvent d'un texte. Remember Morgane Bzone & Viking? "Nous attendons qu'un texte nous traumatise, rien de plus navrant qu'un texte qui ne vous laisse l'envie que de lire autre chose."
Ici, dans Psychanalytiques, puisqu'il faut bien donner un titre à cet épanchement qui n'est pas fait sous soi et comme le dit le poète dans sa dernière phrase/son dernier poème: "Le poète a voulu dire ce qu'il a voulu dire" et combien oseraient entendre, lire, publier ce qu'il a voulu dire et la façon dont il l'a dit.
Parce que les mots sont bruts - abrupts - et que c'est sans détour que Guillaume Decourt lance ses petits cris, ses bouteilles à la mer, depuis le haut des monts du Forez ou accroupi dans la mangrove à pêcher les crabes, j'ai aimé lire et me laisser emporter dans ce tourbillon aux saveurs âcres et âpres de mélancolie, d'enfance blessée, d'adolescence non moins tumultueuse que l'écriture, la création, la musique peut-être aussi, réussiront à apaiser un peu.
Alors, vous pouvez même télécharger gratuitement ces quatorze pages de poésie de pur délice. Je vous le conseille. Merci Patrick Cintas et bienvenue Guillaume Decourt, il me tarde de lire les autres poèmes.
Walter Ruhlmann
21:34 Publié dans Edition, Littérature, Poésie, Revue, Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |






Commentaires
J'en ai lu deux autres sur le site de Polder. Puissants.
Écrit par : wruhlmann | 21.05.2011
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